I Am...
If I Were A Boy introduit la première partie et donne le ton mais, catastrophe, c'est la chanson la moins bonne de tout l'album, à mes yeux. Je ne supporte plus ni le clip ni la chanson (que je n'ai jamais vraiment aimés pour autant). Succès écoeurant pour un titre peu audacieux qui introduit un album conceptualisé donc risqué.
Halo relève amplement le niveau et crève même le plafond. Le second single d'I Am... est donc une ballade (non vraiment ?) aux paroles sublimes jouant sur la lumière qu'apporte l'amour. Dit comme ça, ça sonne très niais et mielleux mais je vous assure que le texte est bien construit.
Beyoncé tient à faire effacer sa bourde géante d'If I Were A Boy et nous offre un deuxième coup de coeur : Disappear. Sa voix est teintée d'une note subtile de désespoir mais reste pure. Le refrain décolle légèrement... Chanson presque parfaite je dois dire.
Broken-Hearted Girl est une confession. Beyoncé nous livre son amour après déception et sa peur d'être sans cette personne aimée. Beaucoup d'émotion donc, ça tombe bien : c'est le fil conducteur de cette partie.
Ave Maria est le summum de la pureté de Beyoncé. Cette pureté de son amour, sa sincérité et sa profondeur. Chanson magnifique.
Smash Into You n'est concrètement qu'un faire valoir de la voix de Beyoncé. Les paroles sont jolies mais excessivement pauvres par rapport aux autres. La musicalité rend bien mais tout de même... Le dernier refrain justifie la note plutôt bonne mais je tiens à souligner que les paroles sont scandaleusement nulles.
Sattelites nous confronte au problème inverse : l'ensemble manque de relief mais les paroles reprennent si bien le fil conducteur de l'album qu'elles compensent cette presque absence de relief.
La lecture du premier CD de l'album s'achève sur une chanson planante et parlant de beauté des sentiments : That's Why You're Beautiful. Une sorte de remerciement envers l'être aimé. Pas mal.
I Am... nous a donc fait rêver et offert quelques chefs-d'oeuvre et peut laisser place à...
Sasha Fierce
Single Ladies (Put A Ring On It) est donc l'introduction à Sasha Fierce et n'y voyez pas de connotation car ce n'est qu'un énorme pied-de-nez envers son ex, lui disant qu'il aurait mieux fait de l'épouser avant de piquer sa crise post-rupturale à cause d'un mec dans une boite. Un dernier « à prendre ou à laisser » sur un rythme déchainé et une chorégraphie mémorable et presque inimitable.
Sonorités futuristes et ambiance rétro et nostalgique : le décor est planté, voici Radio, une ode à la musique qui suit Beyoncé depuis qu'elle est toute petite. Adorable et entrainant.
Diva est la chanson représentant le mieux Sasha Fierce. Ca part dans tous les sens, c'est arrogant, incontrolé et incontrolable.
Sasha Fierce est visiblement quelqu'un de passionné : Sweet Dreams nous montre que cela va jusqu'à dans ses rêves. Elle se rend compte du nuage sur lequel elle est en allant jusqu'à se demander si tout cela n'est pas qu'un rêve. Toujours est-il que cette chanson est excellente.
Video Phone fait office de suite à la vidéo de Diva, où on la voit juste exploser une voiture et marcher avec une démarche hautaine et suffisante. La chanson a des allures de propositions indécentes au possible prononcées sur un ton plus qu'adéquat. Elle fait bien la salope la Sasha, quand même.
Hello allie couplets complets et refrain pauvre. Mais y'a une raison. Le refrain synthétise simplement les couplets et tout a déjà été dit. Bon elle dit quand même Hello presque 30 fois dans la chanson (sans compter les choeurs) et la démarche est poussée à l'extrême mais la voix de Beyoncé n'étant pas un supplice, on va lui pardonner.
Ego a des allures salaces et cette recette a déjà fait ses preuves. Beyoncé (ou plutôt Sasha) sait chauffer un homme, on le saura. Je trouve que la musique est trop classieuse pour les paroles et le contraste ne prend pas spécialement, en ce qui me concerne, mais j'apprécie les paroles et la musique prises séparément. Il n'empêche que cette piste est la moins bonne de la deuxième partie.
Scared Of Lonely conclut l'album et allie un peu Beyoncé et Sasha dans le sens où elle révèle une certaine fragilité et explique un peu d'où Sasha puise l'inspiration pour Video Phone et Ego. Emouvant.


