So What ouvre le bal. Je trouve qu'elle aurait pu remplacer Stupid Girls sur I'm Not Dead et inversément... mais sa présence sur Funhouse est pas choquante et de toutes façons elle est entrainante, où qu'elle soit. Le clip est délirant en plus, parfait.
Sober calme l'atmosphère, on passe de la façade « je vais bien rien n'a changé » de So What à un « j'me sens bien que saoule ». Une des meilleures chansons de l'album et un des meilleurs clips de la carrière de Pink à mes yeux. La profondeur de la chanson (même si j'ai résumé ça d'une façon superficielle) est sublimement rendue dans la vidéo, j'en perds mes mots.
On reste dans une ambiance tout aussi triste. Pink nous dévoile ses réticences quant à l'idée de faire larguer. On creuse la façade, donc. J'adhère moyennement pour être franc. Après Sober, I Don't Believe You est plutôt fade.
Ne quittons pas cette ambiance dépressive et enchainons sur One Foot Wrong qui nous plonge dans les doutes. Le refrain décolle, contrairement à celui d'I Don't Believe You... C'est pourquoi la sauce prend mieux à mon goût. Peu ceci dit... Pink a fait mieux niveau ballades.
La musique se redresse petit à petit mais Pink déprime encore un peu. Elle supplie. Please Don't Leave Me, dont elle s'est servie pour la promotion de Funhouse à ses débuts, fait office d'aveu, alors que les trois chansons précedentes représentaient plus des pensées, à mes yeux. C'est la synthèse de So What et d'I Don't Believe You (en gros, pour l'histoire de façade et de regrets dissimulés).
Bad Influence marque une coupure avec les chansons précentes avec son rythme délirant, digne d'un bar de western. Un coup de coeur.
Funhouse est une grosse arnaque. J'exagère une fois de plus, mais c'est un peu l'effet des paroles qui ont un ton exaspéré, presque désespéré (« I'd rather live out on the streets than in this haunting memory » par exemple) alors que la chanson s'appelle Funhouse. Bon on va plutôt parler de contraste (à l'image de l'album, tout compte fait). Notre Pink veut aller de l'avant et sort un costume de démolisseuse et un détonateur pour se débarasser de ce souvenir. Tel un bout de viande sur une poele sans huile, j'adhère.
C'est plat. Crystal Ball est raisonnablement bien écrite et c'est tout ce que je trouve à dire de bien dessus. La chanson n'a même pas le relief (enfin la profondeur lol) de One Foot Wrong et n'a pas le mini-décollage final d'I Don't Believe You. Le 10 est là parce que j'aurais des remords à mettre moins à Pink (on m'a pas demandé d'être objectif que je sache.)
Mean peut agacer. Mean peut saouler. Mais j'aime bien. Même ambiance de western que pour Bad Influence, on sent ici la lassitude et l'usure dans la musique autant que dans les paroles. Le niveau de Crystal Ball est relevé.
It's All Your Fault a une intro qui suit bien Mean mais change radicalement de style dès que Pink commence à chanter. Cette chanson bouge et vit malgré le texte troublé et incertain. Chef d'oeuvre.
Ave Mary A est la dernière vraie perle de Funhouse. On sent l'inquiétude de Pink dès les premières notes et le refrain est un cri de femme perdue dans ce monde qui part en vrille, qui ne tourne plus comme il devrait, où le chaos est prédominant. Ceci dit j'ai pas compris toutes les subtilités de la chanson... Je fais allusion à la graphie de « Maria » que je ne m'explique pas. Ca m'empêche pas d'adorer la chanson mais tout de même.
Glitter In The Air est planante et nous définit un certain nombre de sensations ressenties pendant un moment et conclut en se demandant si elle vivra mieux que ce moment précis un jour. J'aime assez.
Funhouse se cloture avec This Is How It Goes Down, titre plein de relief avec un refrain qui explose. Que demander de plus ?
